Élections britanniques : de l'art de se tirer une balle dans le pied

Les Premiers ministres conservateurs n’ont pas la main très heureuse sur le plan électoral. Il y a deux ans, David Cameron avait promis un référendum sur le Brexit pour gagner les élections. Il a effectivement été reconduit dans ses fonctions, mais n’a pas survécu à la victoire des « brexiters » l’année suivante. Theresa May, elle, pensait se forger une majorité en béton en sollicitant des élections anticipées ; au final, elle a perdu sa majorité absolue et quelques plumes dans la bataille.

Les tories restant le parti le mieux représenté à la Chambre des communes (318 sièges selon des résultats presque définitifs contre 261 aux travaillistes), c’est à la Première ministre sortante que revient logiquement le droit de former un nouveau gouvernement. Mais elle se trouve confrontée à une alternative dont elle espérait faire l’économie : prendre le risque de constituer un cabinet minoritaire donc vulnérable ou envisager une coalition avec une autre formation.

C’est la formule qu’avait retenue Cameron, en 2010, en s’associant au parti libéral-démocrate. Option à exclure cette fois-ci, les « Lib-Dems » étant foncièrement hostiles au Brexit. Reste la solution offerte par les unionistes (protestants) nord-irlandais du DUP. C’est la seule envisageable, mais elle a l’avantage d’être rationnelle :

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